B.4.04 Favoriser l'architecture durable pour les aménagements et bâtiments
Publié 17-07-2024 par AE_LudovicPermalien
- Minimiser les consommations énergétiques et impacts environnementaux du bâti en phase de construction et de fonctionnement.
- Structurer la filière pour une meilleure production.
- Amélioration de la qualité des constructions.
- Confort thermique.
- Soutien à l'économie locale.
- Valorisation des pratiques traditionnelles.
| Début du projet | Fin estimée | Fin effective |
| 01-01-2025 | 31-12-2030 | n.c. |
Sections GSTC
- ☐ A. Faire la démonstration d’une gestion efficace et durable
- ☑ B. Optimiser les avantages sociaux et économiques pour la communauté locale et minimiser les effets négatifs
- ☐ C. Optimiser les avantages au profit du patrimoine culturel et réduire les effets négatifs
- ☑ D. Optimiser les avantages pour l’environnement et réduire les effets négatifs
L'architecture bioclimatique recourt à une bonne intégration du bâtiment dans son environnement. Non seulement elle permet de réaliser des économies en maximisant les apports solaires ou en mettant en oeuvre des méthodes de refroidissement passives mais elle permet aussi une bonne intégration paysagère.
Matériau bois
Une volonté locale d'utiliser des matériaux locaux mais le stock est insuffisant et inadapté aux besoins du marché. La production est faible (baisse de qualité quand la filière est mise sous pression - bois pas séché ni traité), non structurée et souvent les acteurs ne sont pas identifiés (SIN TUNG HING, POLYBOIS, SEBM Société d'Exploitation des Bois des Marquises, HERVE MATERIAUX). La distribution devient restreinte.
Freins & problématiques :
- Manque de volume et mauvaise qualité sur les bois locaux (pas de traitement)
- Problème de transport qui augmente les coûts
- Faible commande sur le bois
- D'autres matériaux biosourcés se développent mais à très petite échelle
- Appauvrissement des sols avec les plantations en monoculture aux Marquises et les autres îles (pinus)
- Traitement du bois qui pollue les lagons (étude à mener)
- Développer un référentiel de construction durable en collaboration avec les hébergeurs (un guide qualité de l'habitat est en cours de création par la DHV et vise, entre autres, à donner des outils aux professionnels sur la construction durable.
- Interdire les constructions sur pilotis.
- Encourager les méthodes de construction durables qui sont basées sur sur les biomatériaux, le bioclimatisme et autres pratiques durables (choix de conception et des matériaux)
- Privilégier les matériaux locaux
- Utiliser les matériaux importés à l'impact carbone moindre
- Opter pour des solutions alternatives comme l'utilisation d'autres matériaux (terre crue, bourre de coco, champs ou les déchets de nacre utilisés pour remplacer le béton)
- S'appuyer sur et promouvoir les pratiques traditionnelles de construction polynésiennes.
- Construire une feuille de route avec des normes spécifiques à chaque archipel, associé à la REBPF.
- Sensibiliser et former les professionnels locaux pour répondre à la demande de construction durable.
- Développer une agroforesterie responsable et diversifiée qui ne s'appuie pas seulement sur le pinus.
- Restructurer la filière pandanus afin de mieux répondre aux attentes et besoins des hébergeurs et inciter aux alternatives (toitures avec des tuiles en bois local qui dynamiserait la filière, émergence de filières de production locale de matériaux bio-sourcés et éco-matériaux pour des usages récurrents au sein de l’industrie touristique polynésienne)
- Mettre en place des dispositifs de subvention ou de défiscalisation pour encourager l'utilisation de bois et matériaux locaux (en particulier les plus petites filières : bambou, terre, bourre de coco, etc.
- Créer, éventuellement, un label "construction durable" pour valoriser les établissements respectant ces normes.
Critères GSTC :
- A9. Réglementations sur l’aménagement et le contrôle du développement : L'interdiction des constructions sur pilotis et la mise en place de normes spécifiques à chaque archipel montrent une réglementation stricte pour l'aménagement et le contrôle du développement.
- A4. Implication des entreprises et standards de durabilité : En collaborant avec les hébergeurs et en favorisant l'utilisation de matériaux locaux et écologiques, cette action encourage les entreprises à adopter des standards de durabilité élevés.
- A10. Adaptation aux changements climatiques : En favorisant l'utilisation de matériaux biosourcés et en développant des techniques de construction bioclimatiques, cette action aide les bâtiments à être mieux adaptés aux conditions climatiques locales, réduisant ainsi leur vulnérabilité aux effets des changements climatiques.
- B2. Emplois convenables et opportunités de carrière : La formation des professionnels locaux et le développement de la filière de construction durable créent des emplois et offrent de nouvelles opportunités de carrière dans le secteur du tourisme durable.
- B3. Soutien aux entrepreneurs locaux et au commerce équitable : En favorisant l'utilisation de matériaux biosourcés et éco-matériaux locaux, cette action soutient les entrepreneurs locaux et encourage le commerce équitable.
- C1. Protection des ressources culturelles : La promotion des pratiques traditionnelles de construction polynésiennes contribue à la protection et à la valorisation des ressources culturelles locales.
- C3. Patrimoine immatériel : La promotion des pratiques traditionnelles de construction polynésiennes contribue à la préservation et à la valorisation du patrimoine immatériel, en intégrant les savoir-faire culturels et techniques locaux dans les nouvelles constructions.
- D1. Protection des environnements sensibles : En favorisant les constructions durables et en minimisant les consommations énergétiques, cette action protège les environnements sensibles et réduit l'impact environnemental des bâtiments touristiques.
- D5. Gestion des énergies : Les constructions durables et bioclimatiques permettent de réduire les consommations énergétiques des bâtiments, contribuant ainsi à une gestion plus efficace de l'énergie.
- D9. Déchets solides : L'utilisation de matériaux écologiques et la promotion de pratiques de construction durable contribuent à la réduction des déchets solides générés par les activités de construction et de rénovation.
- D10. Émissions de GES et lutte contre le changement climatique : Les constructions durables, en minimisant les consommations énergétiques et en utilisant des matériaux locaux et écologiques, contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, alignant les pratiques de construction avec les objectifs de lutte contre le changement climatique.
Tâches programmées
-
à faireà compléter
Impacts
À définir (Défiscalisation et subventions à prévoir)
Défiscalisation :
- Développer des aides du Pays pour aider les porteurs de projets.
- Orienter l'achat sur du local et s'assurer, en face, que la production et livraison soient en capacité de répondre à la demande.
- Décourager l'importation en le taxant.
Subventions sous conditions d'avoir un label écoresponsable (label à créer)

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