D.1.02 Interdire l'usage de crèmes solaires nocives pour l'environnement sur le territoire
Publié 18-07-2024 par AE_LudovicPermalien
- Préserver les écosystèmes marins en réduisant la pollution chimique.
- Protection de la biodiversité marine.
- Sensibilisation des touristes à l'impact environnemental des produits chimiques.
| Début du projet | Fin estimée | Fin effective |
| 01-01-2026 | 31-12-2029 | n.c. |
Sections GSTC
- ☐ A. Faire la démonstration d’une gestion efficace et durable
- ☐ B. Optimiser les avantages sociaux et économiques pour la communauté locale et minimiser les effets négatifs
- ☐ C. Optimiser les avantages au profit du patrimoine culturel et réduire les effets négatifs
- ☑ D. Optimiser les avantages pour l’environnement et réduire les effets négatifs
Des études scientifiques ont démontré que des composés chimiques contenus dans la majorité des crèmes solaires, tels que l’oxybenzone, l’octinoxate, le 4-méthylbenzylidène camphre et le butylparabène sont toxiques pour les coraux. Ces substances perturbent la croissance, provoquent le blanchiment des coraux, et affectent leur capacité à se reproduire.
La Polynésie accueille chaque année des centaines de milliers de touristes qui utilisent des crèmes solaires dans les lagons et plages. Ce phénomène entraîne une concentration importante de produits chimiques dans l'eau, contribuant au déclin des récifs coralliens, déjà fragilisés par le réchauffement climatique. En effet, les récifs polynésiens sont essentiels pour protéger les côtes contre l’érosion, maintenir la biodiversité et soutenir les activités de pêche.
L'interdiction des crèmes solaires nocives pour les récifs coralliens est déjà en vigueur à Hawaï depuis 2021 (loi interdisant la vente de crèmes solaires contenant de l'oxybenzone et de l'octinoxate) mais également dans d'autres territoires touristiques tels que Palaos, Aruba, les îles Galapagos, les îles Marshall, les îles Vierges des Etats-Unis et certaines zones de Thaïlande, du Maxxique ou du Costra Rica.
En 2022, une étude a été menée par la DGAE pour évaluer l'impact de cette interdiction en Polynésie française.
- Législation : Interdire la vente et l'utilisation de crèmes solaires contenant des substances chimiques nocives pour les coraux.
- Alternatives écologiques : Promouvoir des alternatives de protection solaire écologiques et respectueuses de l'environnement.
- Développement d'une filière locale de produits "reef-safe" (écrans solaires à base de filtres minéraux tels que l'oxyde de zinc ou le dioxyde de titane tout aussi efficaces pour protéger la peau sans nuire aux écosystèmes marins)
- Sensibilisation : Mener des campagnes de sensibilisation auprès des touristes et des résidents sur les impacts négatifs des crèmes solaires chimiques.
- Contrôles et sanctions : Mettre en place des contrôles pour s'assurer du respect de l'interdiction et appliquer des sanctions en cas de non-conformité.
Critères GSTC :
- D1. Protection des environnements sensibles : En interdisant les crèmes solaires nocives, cette action protège les récifs coralliens et les écosystèmes marins sensibles des polluants chimiques.
- D4. Exploitation des espèces et bien-être animal : La réduction des polluants chimiques dans les eaux marines contribue à la préservation de la biodiversité et au bien-être des espèces marines.
- A7. Promotion et information : Les campagnes de sensibilisation informent et éduquent les résidents et touristes sur les impacts environnementaux des crèmes solaires chimiques et les encouragent à utiliser des alternatives durables.
Tâches programmées
-
à faire2026 : Élaboration et adoption de la législation interdisant les crèmes solaires nocives.
-
à faire2027 : Lancement des campagnes de sensibilisation et promotion des alternatives écologiques.
-
à faire2027-2029 : Suivi et évaluation de l'application de l'interdiction, contrôle des points de vente.

Aucun commentaire n'a été posté.
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des commentaires. Si vous disposez d'un compte, authentifiez-vous. Vous pouvez aussi créer un compte.